Thursday, March 2, 2017

Colombie Pratique

Un petit article pour faire le point sur les formalités et autres détails de l'escale colombienne.

Formalités :
C'est pour nous le point noir de cette escale en terme de coût. Soyez préparer à une note salée.

D'une manière générale en Colombie, les navigateurs ne peuvent se présenter seuls aux différents bureaux. La représentation par un agent est obligatoire.
Les marinas, comme Puerto Velero que nous avons choisi, ont l'autorisation de représenter leurs clients. Nous nous sommes uniquement déplacés, accompagnés d'un gars de la marina, au bureau d'immigration à Barranquilla pour faire tamponner nos passeports.
De la photocopie des documents aux allers/retour dans les différents bureaux, la marina s'est occupée de tout le reste : Port Authority, Douane... Aucun officiel n'est venu à bord de Ti'Amaraa.
Comme le bateau restait plusieurs mois dans le pays (dont une période sans personne à bord) , nous avons dû passer par la procédure d'importation temporaire. C'est un peu long mais au final le bateau est enregistré pour un an dans toutes les eaux colombiennes. Nous avons cru comprendre que cette procédure était lancée pour tous les bateaux, même ceux pour de courtes escales.
De même, un permis de croisière est délivré pour un an.
Une fois ces documents en poche, on est libres de faire ce que l'on veut sur la côte ou dans les nombreuses îles appartenant au pays.
La règle est de se faire établir un Zarpe (attestation de sortie) à chaque fois que l'on quitte un ''port d'attache''. Le but étant de déclarer la prochaine escale et ainsi ''tracer'' les bateaux sur zone.
Au départ de Puerto Velero, nous avions fait établir gratuitement notre Zarpe à destination de San Andres. In fine, la météo nous a contraint à changer de programme. Après une semaine à Cartagena et une semaine dans l'archipel des Rosario, nous sommes finalement arrivés à Providencia. Nous avons za(r)ppé San Andres.
L'équipe de Puerto Velero est efficace et la prestation n'est facturée que 15€ ! C'est plus qu'honnête. Le coût provient à 100% des administrations.
Pour la sortie :
Nous l'avons expliqué dans l'article propre à Providencia, l'agent Mr Bush s'occupe de tout.
Pour la sortie, nous lui avons déposé les passeports à son bureau et avons tout récupéré en règle la veille du départ.
 Douanes, Immigration, Port Authority, il gère.
Sa gentillesse, son efficacité et son sourire ont toutefois un coût...qui nous est resté en travers de la gorge : 150€ !!!
On ne sait pas à quoi correspond cette somme. Est ce la prestation de l'agent à 100℅ ou Douanes, Port Authority and co se sucrent à nouveau au départ ?
Heureusement que nous n'avons pas fait aussi l'entrée/sortie de San Andres. Re-Agent....Re-bateau-tirelire ?
Nous n'avons eu à faire qu'à un agent, charmant soit, mais nous avons largement préféré travailler avec la marina de Puerto Velero.
Business is business.
Ce que nous n'avions pas appréhendé c'est que Providencia en a que faire des papiers colombiens ! Nous avons dû y faire et donc y payer entrée et sortie !!!
Pour une petite semaine d'escale en attente de la fenêtre météo, ça fait mal.

Bilan depuis notre arrivée en Colombie :
Aller retour immigration : 40€
Permis de croisière 1 an : 65€
Importation temporaire 1 an : 190€
Prestation de Puerto Velero : 15€
Entrée/Sortie Providencia : 150€
Montant total :
460€ pour 4 mois de présence du bateau en eaux colombiennes

C'est tout de même pas donné... Le coup de grâce à Providencia nous a fait  mal derrière les oreilles. Cette dernière redevance a fait passer, pour nous, le statut de cette escale de ''cher'' à ''hors de prix".
On pensait repasser par Providencia en redescendant, on n'y pense plus du tout. Notre budget ne le permet pas.
Ce n'est pas comme ça que la Colombie va développer son activité nautique. Mais est ce vraiment ce qu'ils souhaitent ?
À l'heure où le Panama supprime son visa pour les voiliers et réduit considérablement la facture, la Colombie fait route à l'opposé.
Nous passerons plus de temps au Panama...

Relations avec les autorités :
Il est d'usage, dans le code de bonne conduite du navigateur en Colombie, de se déclarer sur la VHF 16 au Port Control avant d'arriver. Nous l'avons fait en arrivant à Carthagène. Après une vingtaine d'appel sans réponse, nous allions capituler lorsque nous avons finalement eu un interlocuteur. Nous avons alors annoncé d'où l'on venait, où on allait et combien nous étions à bord. Pour toute réponse, nous avons eu : ''Ok. Welcome in Cartagena''
Certains pensent que c'est inutile. À notre humble avis, cela ne nuit pas d'être polis et de se présenter. De toutes manières, notre AIS étant toujours allumé, nous avions certainement été repéré bien avant. En attendant, nous avons vu au mouillages et en mer des bateaux se faire contrôler, nous jamais.
Est ce lié? Font ils une vérification avec les infos AIS et leur base de données de permis de croisière ?
Nous ne saurons jamais.

Monnaie :
1000 pesos colombien valent 0,30€. Autant dire ici que la moindre baguette est à 2000 cop.
Question d'habitude...
Les distributeurs automatiques sont très nombreux à Cartagena. Ne cherchez pas le logo CB ou ATM. Soit il n'y a pas de panonceau, soit c'est un logo de la banque, soit il y a noté Cajero.
On en trouve très souvent à l'entrée des nombreux supermarchés. (Attention certains prennent des commissions de plusieurs dollars!)
Pour les paiements, la carte Visa est acceptée presque partout.
Il y a deux modes de paiement sur la plupart des terminaux des commerçants : cash ou crédit.
Il ne faut PAS choisir cash. En effet, le système questionne la banque pour s'assurer que le solde est suffisant. Au mieux ça prend un temps fou, mais le plus souvent la transaction est refusée.
Il faut demander à la personne en caisse : Credito Una cuota.
La formule magique !!!
À crédit mais avec une seule échéance, il n'y a ni intérêt, ni interrogation du compte. On présente une piece d'identité, on tape le code , on signe une facturette. Et c'est gagné!

Le dollar américain est assez peu répandu en dehors des zones touristiques. De même, la mondialisation et les géants de la consommation moderne sont peu présents dans les villes. Burger King, Mac Do' ou Starbucks sont très rares ou profit de sandwicheries restaurants et cafés locaux excellents et bons marchés.

Mouillage de Cartagena:
On l'a dit. Il est assez agité par les va et vient des bateaux rapides. C'est bien pour une petite semaine, mais au delà pour nous c'est inimaginable.
De plus, l'eau est très sale et chargée. La coque et les hélices se salissent à une vitesse record. En à peine 6 jours, nous avions des développements de bernacles et même d'huîtres !!!
En deux semaines d'escale, un bateau copain a dû remouiller d'urgence car au moment de partir son bateau ne manoeuvrait plus. L'hélice était un bloc de coquillages en tous genres. 
Alors, où est l'avantage de s'arrêter à Cartagena ?
On ne reviendra pas sur la beauté de la ville qui vaut à elle seule le stop.
Si l'on parle 100℅ pratique, Cartagena, c'est un ponton à dinghy au club nautico gratuit gardienné (aucune annexe n'est attachée).
Cartagena, c'est le supermarché Carulla bien achalandé à moins de 100m du ponton (dans la rue en face).
Cartagena, c'est quelques ships avec un peu de matériel.
Cartagena, ceux sont des malls avec magasin de bricolage.
Et c'est surtout un coût de la vie très appréciable.
On a parlé du marché de Bazurto, des malls comme le Caribe Plaza(avec un grand Home Dépôt).
On y accède à pied en une petite demi-heure. Au retour, si l'on est trop chargés, hop retour en taxi pour 2€.
Les taxi jaunes sont une institutions. Il y en a des centaines qui sillonnent la ville. Tout le monde les utilise, tout le temps.

Mouillages dans les îles:
À Baru, Rosario où Providencia, les mouillages sont vastes dans peu de profondeur. L'escale y est très calme, plaisante et sans aucun problème de sécurité.

Marinas :
Nous ne pouvons parlé que de Puerto Velero. Pendant deux mois, Ti'Amaraa y est resté en toute sécurité. Un article du blog a été consacré à cette structure.
Nous n'avons eu aucune mauvaise surprise en partant. Pas de coût supplémentaire !
N'hésitez pas à les contacter par leur Facebook ou par mail avant votre arrivée. Suivant la durée  séjour, une négociation peut être engagée.
Un dernier point, toutefois, à notre retour à bord début décembre, nous avons eu le regret de constater soir et matin la prolifération de nonos.
Nous ne connaissons ces vilaines bêtes que sous leur nom polynésien. Il s'agit de moucherons quasi invisibles silencieux mais aux morsures démoniaques. À côté les moustiques c'est de la gnognotte.
En se couvrant au coucher de soleil, en s'enduisant de répulsifs, et en vaporisant un peu d'insecticide dans notre coque le soir, nous n'avons pas été...trop... piqués. 
Prévoyez les armes de destruction massive.

Internet :
Plusieurs opérateurs se partagent le marché. Nous avons opté pour une carte 4G Claro. Pour le 4G, on repassera mais elle nous a fourni une couverture minimale suffisante aux mouillages de Carthagène, de Baru, de Rosario et de Providencia.
Prix de la sim et de la recharge 1 mois 2Go : 13€

Compagnies aériennes:
Pour faire des escapades terriennes, plusieurs aéroports internationaux sont disponibles : Barranquilla (proche Puerto Velero) et Cartagena. Avec ou sans correspondance à Bogota, de nombreuses destinations sont proposées. 

S'orienter dans la ville:
On avait promis de développer ce point. Lorsque nous sommes dans des escales citadines, nous utilisons beaucoup les appli Ulmon Citymap2go et Locus Map.
Une fois les cartes téléchargées, on peut se déplacer en mode offline.
On y trouve toutes les informations nécessaires : lieux à visiter, resto, commerces, arrêts de bus, hôpitaux... Ceux sont nos meilleurs compagnons d'escale.

Nous sommes arrivés en Colombie sans avoir vraiment préparé l'escale à l'exception de Cartagena comme objectif. Nous y sommes allés de surprises en surprises : le Cabo Vela, les 5 baies, Puerto Velero, Rosario sans oublier Providencia.

La vie est très tranquille et assez peu chère dans ce pays, n'en déplaise aux radios pontons, la sécurité y est maximale. Nous ne regrettons pas notre passage. Seul le budget ''formalités'' est lourd. À venir ici, il faut rester plusieurs mois.
Il semblerait que ce soit un peu une généralité pour les clearances en Amérique centrale et latine.
 À suivre la procédure d'arrivée au Guatemala...
Les frais d'entrée ?
Le même tampon ....150€ .....

À bientôt,

Tuesday, February 28, 2017

Tarte aux pommes Valpibio sans gluten: test et avis

Comme la population de lecteurs qui lit mon blog est très variée, j'ai décidé sur demande de certains d'entre vous d'ouvrir une nouvelle rubrique de test, et notamment de tester des produits sans gluten.

Mon premier test d'aliments sans gluten va concerner aujourd'hui les tartes aux pommes Valpibio.

tarte aux pommes Valpibio sans gluten certifiées


Ces tartes aux pommes sont certifiées sans gluten.

Quel est mon avis dessus?
Comment les préparer?
A quoi ressemblent-elles?
Sont-elles bonnes?

Vous aurez les réponses à toutes ces questions dans la suite de mon post :

Thursday, February 16, 2017

Léon s'envoie en l'air


Si je me suis envoyé en l'air, cela n'a rien à voir avec les jolies valentines que mes colocs ont ramené à bord en ce jour de l'amour.



Je vous rassure, je ne suis pas tombé à nouveau. Ma cascade en eaux colombiennes a laissé suffisamment de stigmates sur ma silhouette feuillue qu'à présent je m'accroche.
Vous avez été nombreux aussi à demander de mes nouvelles et à vous inquiéter de mon sort quant à la visite fort peu amicale que nous avons eu en eaux honduranes.
Non, il ne m'ont pas pris!!!
Je suis fidèle au poste. C'est pas une bande d'abrutis qui va s'attaquer à Ficus Ginseng de près de 25 balais, non mais!!!

Non, non...C'est pour de vrai.
On l'avait déjà fait à Trinidad il y a presque 2 ans. J'avais adoré. Ce coup ci,  ce n'est pas que pour s'occuper de Ti'Amaraa.  Mon équipage m'abandonne encore une fois pour pallier à leurs responsabilités.  Vous, qui allez les voir en France très bientôt, ayez une petite pensée pour moi.
D'habitude ils nous laisse à flot, en plus ici c'est de l'eau douce, ça aurait été cool. On s'était fait des copains à la marina Manglar. J'avais même trouvé un pote bonsaï navigateur sur TAO. Mais bon, pas cette fois, ils seront plus tranquilles de nous savoir ''ranger'' sur cette grande aire de vacances pour navires valeureux qu'est le chantier RAM sur le Rio Dulce.

Un Capitaine,  un Catamaran 💜

Nous voilà donc au petit matin en approche de la darse.


L'équipage est serein bien que concentré. Faut dire que Ti'Amaraa affiche 6.80 mètres de large soit environ de 20.6 pieds et la darse 22.5 pieds.... Je suis pas spécialiste en pieds mais ça fait pas beaucoup d'orteils de chaques côtes, non? Dites, ça existe les chausse-pieds pour bateau?
Le Cap'tain a été clair:
'' Mathématiquement, ça passe''
C'est pas faux. Bon les défenses à vous de jouer,si vous passez justement.
Donc, on a testé pour vous. Côté Lagoon, le 39 est le max qu'ils peuvent passer...Et on oublie les défenses.  On ne sait pas trop comment ils ont mesuré leur darse mais nous avions à peine la place d'un bout écrasé en mode ''pare bat''.
Sueurs froides assurées!!!









Ils ont même dû détacher et couler une sangle d'un côté pour laisser la place... Une sacrée équipe de pro.
Tout en douceur dans un grand calme, ils ont calé notre Ti'Amaraa et nous ont tous envoyés en l'air.
Chapeau les gars!!!
Merci les amis pour le coup de main aussi.




Il y avait bien un autre chantier mais c'est un chariot et la nacelle est trop étroite pour eux... Le Cap'tain avait raison ça passe. La Cap'taine avait tord de se ronger les ongles depuis des jours.
Le grutage à Trinidad avait été une aventure. Rebelote ici. Mes colocs sont ''rincés".
Ils vont pouvoir le prendre leur vol, sereins en nous laissant en sécurité.

Ti'Amaraa, les Picqk et moi allons donc rester quelques semaines ici avant de reprendre le cours de notre vie tous ensemble en eau salée. En devoirs de vacances guathemalthèques, j'ai pour mission de vous faire passer les articles ''pratique'' sur la Colombie et le Rio Dulce. Formalités,  accès,  argent... J'ai un boulooo!!!
Allez, à très bientôt
Amitiés sèches et chlorophyllées,
Léon

Tous les moyens pour rester fort, se battre et guérir!

Je me bats pour ma guérison.
Je ne mange plus de gluten.
Je ne mange plus de produits laitiers.
J'ai aussi supprimé les aliments riches en FODMAP.

Je vais mieux.

Mais parfois je craque, j'ai un gros coup de cafard, j'ai envie de tout lâcher.

Parce que :
  • Je trouve que ma guérison ne va pas assez vite, que les choses ne s'améliorent pas assez.
  • Malgré mes efforts, le régime alimentaire que je suis, les sacrifices que je fais pour m'améliorer, il m'arrive que pendant une journée ou même plusieurs, sans aucune raison valable, mon état va s'aggraver et mes douleurs vont augmenter.
  • Je vais tenter une réintroduction d'un aliment et boum, retour au point de départ, inflammation massive et douleurs aigues.

Vous avez très certainement connu au moins une fois une de ces situations, voir même toutes ces situations.

Je sais ce que l'on ressent, car moi-même dans mon chemin vers la guérison j'ai connu et traversé ces étapes pas faciles.

Ces étapes où l'on a envie de tout lâcher, de craquer, de se goinfrer de tous les aliments dont on s'est privé, parce qu'on se dit que "ça ne changera finalement pas grand chose" ou bien "allez c'est la dernière fois, j'en profite puis après je repars dans le régime alimentaire de guérison".

Sauf que non, cela ne sera pas à effet zéro.
Et vous allez par contre -vous- repartir à zéro dans votre guérison.

Alors, comment garder le cap malgré les hauts et les bas de la guérison?





Je vais donc vous donner tous les moyens pour tenir bon et parvenir à guérir :

Friday, February 10, 2017

Notre secret pour rebondir


Le temps défile et nous n'avons pas trop donné de nouvelles...
Nous allons bien. 
La valse des techniciens, le marathon administratif avec l'assurance et la remise en mode ''normal'' de notre Ti'Amaraa a sérieusement occupé l'équipage. 
Nous ne pouvions rêver meilleure escale pour gérer tout cela.
À la marina Manglar sur le Rio Dulce, nous sommes entourés de belles âmes.
La solidarité entre navigateurs n'est pas une légende.
Quel accueil des équipages en place et de Jean-Claude, le gérant.
Difficile de tous les nommer...
Merci.

La recette de notre cocktail revitalisant est simple, prenez:
Une soirée sur Jade,
Une autre sur Malika,
Le sourire de tous les vendeurs de rue,
Les minois si expressifs et caractéristiques des enfants,
Un concert guitare/chansons françaises sous la palapa improvisé par les Soleil,
Les soirées ''gauloises'' autour du barbeuc du vendredi soir,
Les avitos incroyables tant en prix qu'en choix (on a même trouvé du Brie Président!!!), 
Sans oublier tous les moments partagés , dont une soirée dont on se rappelera en particulier, avec nos voisins de ponton les Tao. Pour les courses, pour trouver un technicien,  pour nous associer à des moments conviviaux et nous sortir de notre bulle, ils sont au top! 
Un grand merci Nathalie et Michel pour tous vos conseils et votre aide. Sans vous deux, nous n'aurions pas avancé si vite. 

Ajouter une touche de bonne humeur et quelques grains de folie.
Vous l'avez notre secret.

Voir notre catamaran reprendre un aspect normal grâce aussi au travail soigné des équipes locales chasse tous les mauvais souvenirs. 
La route est encore longue avant de pouvoir reprendre le cours de notre vie sur l'eau salée. 
Mais, nous ne lâchons rien.
Avec une pincée de temps , tout cela ne sera qu'un lointain souvenir.

Merci à tous et toutes ici mais vous aussi là-bas pour vos messages et attentions.

Mille mercis aussi à notre super Team ''à terre'', vous vous reconnaîtrez, pour l'aide que vous nous apportez.

À très bientôt, 









Le carrot cake {sans gluten, sans lactose, pauvre en FODMAP}

L'autre jour, je suis allée avec une amie au Starbucks.
Pour ceux qui ne connaissent pas le Starbucks, il s'agit d'une enseigne de restauration américaine, mais qui aujourd'hui est bien implantée en France.

Le Starbucks est particulièrement connu pour ses cafés et spécialités à base de café, mais vend aussi nombreuses pâtisseries typique américaine.

Personnellement, je n'ai jamais été fan de café -et donc de Starbucks- mais c'est un endroit où l'on peut se donner rendez-vous entre amis, s'installer sur les sofas et papoter avec une boisson et un petit dessert.

Mon amie qui m'avait donné rendez-vous a donc choisi qu'on se voit au Starbucks et a commandé une part de leur fameux "carrot cake", soit en français du gâteau aux carottes.

Ce carrot cake avait l'air délicieux, bien que très chimique, et surtout avec crème, lactose, gluten, FODMAP... Donc manger une part de ce cake et c'est direction au mieux toilettes pendant une semaine, au pire inflammation massive et dans mon cas hôpital !

Mais comme tout est possible, une fois rentrée chez moi, j'ai décidé de me mettre aux fourneaux et de de recréer ce gâteau aux carottes, en changeant la recette : pour qu'il soit sans gluten, sans lactose et pauvre en FODMAP.



Voici donc ma recette du carrot cake (gâteau au carottes) modifiée afin qu'il soit sans gluten, sans lactose et pauvre en FODMAP :

Tuesday, February 7, 2017

Tournée des pâtisseries parisiennes : L'Eclair de Génie, Christophe Adam (1/5)

Crédit photo : Séverine P.
Vous aimez la pâtisserie ? Ca tombe bien, Séverine aussi. Elle a profité de son dernier séjour parisien pour faire la tournée des plus grandes pâtisseries. Lorsqu'elle m'a proposé de publier son compte-rendu sur mon blog, j'ai bien sûr dit oui ! A partir d'aujourd'hui, Séverine va donc nous entrainer chez cinq pâtissiers parisiens à raison d'un pâtissier par mois. Ce premier billet de la série est consacré à L'Eclair de Génie de Christophe Adam, je vous laisse découvrir...

Bonjour, je m'appelle Séverine et je suis fan de pâtisserie. Après 7 ans en Finlande, je vis sur la côte nord-ouest des Etats-Unis depuis maintenant 10 ans. Ces dernières années, le mal du pays s’est particulièrement fait ressentir au niveau des douceurs et je me suis donc mise à pâtisser. J’ai aussi découvert des émissions telles que Qui sera le prochain grand pâtissier ou Le meilleur pâtissier. Cette dernière m’a tout particulièrement parlé car elle met en avant des candidats amateurs comme moi. J'ai ainsi découvert des noms comme Cyril Lignac, Christophe Adam ou Pierre Hermé et, à défaut de goûter à leurs créations, j’ai commencé à les suivre sur leurs pages Facebook et Instagram.

En juin 2016, je suis rentrée en France et, pour la première fois en 17 ans, j’ai passé plus de 24 heures à Paris, ma ville d’étudiante et de jeune adulte. Pour ce voyage, je m’étais fixé comme objectif de rendre visite à plusieurs grands pâtissiers qui me font rêver. J’avais mis trois adresses sur ma liste et j’ai fini par en visiter cinq : c’est ce que j’appelle un succès. Aujourd'hui, je vous invite à me suivre chez le pâtissier Christophe Adam.

Crédit photo : Séverine P.
L'Eclair de Génie de Christophe Adam

Ancien de la maison Fauchon ayant travaillé auprès de Pierre Hermé, Christophe Adam s’est spécialisé il y a quelques années dans l’éclair. Un petit gâteau bête comme chou dont les parfums jusqu’alors étaient très classiques : chocolat, vanille ou café. Il ouvre en 2012 sa première boutique L’éclair de génie à Paris. Il y en a à ce jour neuf à Paris et plusieurs autres dans le monde. Chaque boutique propose des éclairs, bien sûr, mais a aussi « sa » spécialité : glaces, café ou chocolats.

Crédit photo : Séverine P.
Je me suis rendue au Café L’éclair de Génie, rue Lepic, au pied de Montmartre et du Sacré Cœur. Nous avons goûté un éclair au chocolat et un éclair aux fraises des bois sur place et emporté des éclairs citron-yuzu, chocolat-coco, pralines-caramel au beurre salé et passion-framboise.
       
Christophe Adam rend la pâtisserie sexy et il est plutôt beau garçon ce qui ne gâche rien. Il a été le premier à inspirer ce challenge personnel. J'admire sa passion pour un produit particulier qu’il sublime à chaque transformation. Je voulais voir ça et surtout y goûter ! Et je n’ai pas été déçue : si certains parfums comme chocolat coco et fruits rouges sont plus classiques, d'autres comme le Yuzu et le Framboise-Passion m’ont transportée dans un univers gustatif que je ne connaissais pas. Chaque bouchée est une explosion de goûts et de saveurs subtils. Un vrai bonheur.

Crédit photo : Séverine P.
Christophe Adam a su sortir l’éclair des grimoires de grand-mère et lui redonner un sacré coup de jeune. Il en a fait un gâteau aux mille saveurs à part entière et, depuis que je suis passée à sa boutique, je n’ose plus manger d’éclairs de peur d'être déçue. Grâce à lui, j’ai aussi maitrisé la pâte à chou : c'est si simple quand le maître nous montre comment faire. Christophe Adam c’est mon chouchou à moi.

A suivre...